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Stabat Mater Furiosa - création 2007

Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon

 

 

©Régis Nardoux

 

Mise en jeu et interprétation : Pascale Siméon

 

Note d’intention

 

Stabat Mater Furiosa est le long cri de rage d’une femme face à la violence des hommes. Pas de plaintes ni de lamentations mais une incompréhension totale de celle qui donne la vie pour ce besoin de destruction qui, depuis la nuit des temps, habite les êtres humains.

Ce texte est universel dans sa forme et son projet, écrit dans une langue poétique nerveuse et simple, à la compréhension immédiate. Nous voulons le jouer partout où nous le pourrons : petite salle polyvalente, bibliothèque, appartement, collège, lycée…

 

©Régis Nardoux

La langue limpide de Jean-Pierre Siméon n’a pas besoin d’exégèse. Elle est directe, vigoureuse. Si la forme peut faire peur à certains, qu’ils fassent confiance au rythme du verbe et à la chair de l’acteur ! Car cette parole est faite pour être incarnée. Plus on la goûte, plus elle prend son ampleur et son sens. Comment la dire ? Sans prétention et sans détour : elle est à mâcher à pleine bouche, alors toute sa saveur et sa sensualité se révèlent. Surtout ne pas penser que l’auteur est poète ! Cela ne veut rien dire, car le propre même de la grande écriture n’est pas de mettre le lecteur en adoration respectueuse mais de l’émouvoir à bras le corps. Le poème n’est pas une forme, c’est la vie elle-même.

 

©Régis Nardoux

 

Extrait de texte

 

je suis celle qui refuse de comprendre

je suis celle qui ne veut pas comprendre et

qui implore

et si j’implore ne riez pas

pas de haussements d’épaule pas

de murmures

et pas de prétextes les yeux baissés

pour éviter ma voix

mon émotion n’est pas un chien que je promène

un petit chien-chien que je cajole et promène

mon émotion est noire et lourde

elle a le poids de la hache et

le tranchant du silex

et si je prie c’est sans dieux

si je prie c’est comme quand on dit : je vous en prie

c’est la vie que je prie

je vous en prie la vie et

je ne sais pas de quoi je la prie mais

je sais que la prière est lourde et noire

qu’elle n’appelle pas ne commente pas n’apure pas

les comptes

elle viendra

ma prière un moment seulement s’il vous plaît (…)

(…) ma prière voilà comment commence ma prière

j’aime que le matin blanc pèse à la vitre et l’on tue ici

j’aime qu’un enfant courant dans l’herbe haute vienne

à cogner sa joue à mes paumes et l’on tue ici

j’aime qu’un homme se plaise à mes seins et que sa

poitrine soit un bateau qui porte dans la nuit et l’on tue ici (…)

(…) allons debout maintenant

puisque les malédictions sont accomplies

hommes et femmes de tous âges debout

entre l’âpre calcaire de l’oubli que le chagrin érode

et le cri qui révolte les nuits

n’hésitez plus

debout criez hurlez invectivez crachez sur toute haine

et pleurez pleurez toutes les larmes

comme l’arbre de Myrrha

pleure la résine immortelle des larmes

comment n’avez-vous pas su qu’on ne survit à l’enfance

qu’autant qu’on sait pleurer (…)

 

©Régis Nardoux

 

 

 

 

Représentations 2007-2008

 

Création le 25 janvier 2007 au Théâtre du Puy en Velay

Du 15 au 17 mars 2007 à la Cour des Trois Coquins à Clermont-Ferrand

05 et 06 juillet 2007 au Festival des Contre-Plongées de l’été de Clermont-ferrand

Du 22 au 25 aout au Festival international de théâtre de rue d’Aurillac

Du 13 au 16 novembre 2007 à la Cour des Trois Coquins à Clermont-Ferrand

Du 20 au 23 novembre 2007 à la Cour des Trois Coquins à Clermont-Ferrand

15 novembre 2008 au Centre culturel de Volvic

24 novembre 2008 à la Bibliothèque René-Guy Cadou à Beaumont

 

 

 

© 2017 Cécile Breuil