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Les Précieuses ridicules - création 2016

 

  Les Précieuses ridicules de Molière


   >>> Vidéo

        

       Crédit : Double Salto

Cathos : Anne-Lyse Bezy

Magdelon : Eva Murin

Gorgibus : Jean-Luc Guitton

La Grange et Almanzor : Dorian Sauvage

Du Croisy et le porteur de chaises : Madhoini Mouhamadi

Le marquis de Mascarille : Xavier Guittet

Le vicomte de Jodelet et Marotte : Fabrice Roumier


 

Mise en scène : Pascale Siméon et Anne Gaydier

Scénographie : Yolande Barakrok

Lumières : Guillaume Leybros

Musique : Jean-Louis Bettarel

Costumes : Céline Deloche

Régie générale : Swan Chelle

 

 

Représentations 2018

 

Jeudi 22, vendredi 23 mars à 14h30 et 20h30 et samedi 24 mars à 20h30

La Cour des Trois Coquins - Scène vivante à Clermont-Ferrand (63)

 

Réservation : Espace Victoire : 04 73 42 60 58

Renseignements : La Cour des Trois Coquins - Scène vivante : 04 73 74 56 62



     

Résumé


Gorgibus,  respectivement  père de Magdelon et oncle de Cathos,  a un beau projet : le mariage de ces demoiselles avec des jeunes gens de bonnes familles. Mais voilà, celles-ci rêvent du grand amour ! Et cela en suivant les préceptes de « la carte du tendre » petit précis d'amour courtois. Les jeunes prétendants ne connaissent pas ces règles et, éconduits, ils vont se venger de ces deux idéalistes obsédées par l'apparence...

 

Dans Les Précieuses ridicules, il y a bien sûr le génie de Molière, ses ruptures, ses bons mots, sa verve… mais aussi la raillerie de cette jeunesse qui oublie tout bon sens par besoin d’appartenir à un groupe à la mode dont elle suit les dictats sans esprit critique. 



                

                                                                                                                                                                              Crédit photos Régis Nardoux


Note d’intention


Après avoir travaillé sur Projection Privée de Rémi de Vos, je continue à m’interroger sur la place que tient la comédie dans nos théâtres. Les auteurs contemporains ont fortement laissé la place au drame. Peu se sont lancés à explorer cette forme qui pourtant, depuis la farce du moyen-âge jusqu’aux grands classiques et quelques habiles textes de boulevards, a toujours attiré le public. J’aime me frotter à ce mystère de la comédie, au ressort comique, et à ces interrogations auxquelles aucun philosophe n’a trouvé de réponse : qu’est-ce qui provoque le rire, peut-on rire de tout ?…


J’aime découvrir ou redécouvrir des écritures, des langues fortes, je fais confiance aux auteurs. Avec Alexandre Vvedenski, Daniel Call, Martin Crimp, j’ai exploré des écritures incisives entre dérision et humour. Mais j’ai travaillé aussi avec bonheur sur le texte George Dandin de Molière et l’Affaire de la rue de Lourcine d’Eugène Labiche qui, sous des allures de pures comédies, dévoilent nos pires travers. J’aime ces allers-retours entre modernes et classiques.


Si nos auteurs vivants ne font pas souvent l’unanimité, ce n’est pas le cas des auteurs des siècles passés. Monter un « classique» c’est s’assurer de l’intérêt de bon nombre de spectateurs qui aiment à entendre les textes de référence. De fait, à chaque fois nous avons pu toucher un public jeune, et leur faire découvrir un patrimoine culturel qui leur paraît poussiéreux.   



                 




En décembre 2016, j’ai donc décidé de monter Les Précieuses ridicules.  Cette pièce met en scène des jeunes filles, leurs rêves de grand amour, leur désir d’appartenir à un groupe à la « mode ».  C’est sans doute pourquoi ce texte raisonne encore. Il y a le génie de Molière, ses ruptures, ses bons mots… mais aussi ce ridicule commun à toute la jeunesse qui fait oublier tout bon sens : le besoin d’appartenir à un groupe à la mode dont on suit les dictats sans esprit critique.


J’ai monté cette pièce en défendant nos jeunes précieuses, en mettant en valeur leur fougue et leurs passions, et en soulignant aussi la violence de la pression masculine. Bien sûr, il y a chez elles du snobisme, de la bêtise, mais il y a aussi la recherche d’un idéal, la volonté de ne pas avoir une vie monotone dans un mariage sans amour. Nous avons cherché la modernité par le jeu, en travaillant le dynamisme du comique à partir de la sincérité des situations : un tempérament passionné peut soulever des montagnes mais provoque aussi le pire des désastres…


Pascale Siméon




 

 












 

© 2017 Cécile Breuil